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Entre Fillon et Sarkozy, l’escalade du mépris

Le candidat à la primaire de la droite n’a pas lu Tout pour la France, le livre-programme de Nicolas Sarkozy, et n’a pas pris l’exemplaire qui lui était offert par la rédaction de France Info.

Entre Fillon et Sarkozy, l’escalade du mépris

Avec ses 32.000 ventes en trois jours, Tout pour la France est l’un des succès politiques de la rentrée à droite. Si le livre-programme est certainement sur tous les bureaux rue de Vaugirard, François Fillon, lui, doit être l’un des dernier à ne pas l’avoir lu, révèle-t-il ce vendredi sur France Info. En effet, entre Nicolas Sarkozy et son ancien premier ministre les relations ne sont pas au beau fixe, à fortiori maintenant que la campagne pour les primaire de la droite est entrée dans sa phase active. Une fraîcheur qui s’est manifestée samedi dernier dans la Sarthe. «Il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable. Qui imagine de Gaulle mis en examen?», a notamment asséné François Fillon, en référence aux ennuis judiciaires de son adversaire. «Je ne vais pas quand même pas répondre à quelqu’un qui s’est fait battre par Copé», a balayé en retour Nicolas Sarkozy, cité dans le Point paru ce jeudi. Du coup, malgré un quinquennat de “collaboration” étroite à la tête de l’État, le président démissionnaire des Républicains n’a même pas jugé bon d’adresser un exemplaire de son livre à François Fillon.

Un affront qu’a tenté de réparer la rédaction de France Info, en vain: les journalistes ont bien proposé leur exemplaire à l’ancien premier ministre, mais l’ouvrage est resté sur la table. Toutefois, le député de Paris affirme que les deux hommes n’étaient pas brouillés. «Fâchés, non, c’est anecdotique ça. On a des désaccords, voilà». Mais quand il faut détailler son propos, l’arme de duel ne reste pas longtemps au fourreau. «La conception d’un certain nombre de responsables politiques qui considèrent que l’on devrait s’effacer devant la candidature de l’ancien président de la République, ce n’est pas la mienne», assène-t-il d’abord. «“Je l’ai fait”, “je l’ai nommé”, “il me doit tout”… Mais qu’est-ce que c’est que cette conception de la vie publique?»

Pour Fillon, la réalité est même inverse: c’est l’ancien locataire de l’Élysée qui lui devrait beaucoup. «J’existais avant Nicolas Sarkozy, je crois même avoir largement contribué à le faire élire en 2007, car il n’y avait pas beaucoup d’hommes politiques de droite qui le soutenaient à cet époque-là». Sans nier l’apport filloniste, il faut cependant relever que Nicolas Sarkozy disposait tout de même d’une solide base de soutiens à droite. Et l’ancien locataire de Matignon de poursuivre la relecture de son quinquennat: «J’ai passé un accord avec lui pour mettre en œuvre un programme», rappelle-t-il d’abord, comme pour se mettre à hauteur de l’ancien président. Et d’en conclure: «Je ne me reconnais pas dans cette manière de faire de la politique qui est une manière clanique».

Les «présidents du fait divers»

Une critique de méthode qui a selon lui contribué à dégrader la stature présidentielle. «Depuis plusieurs années on a abaissé la fonction présidentielle (…) (avec) cette façon de gouverner le pays en prenant, d’une certaine façon, le pouvoir de force – parce que je rappelle que la Constitution a donné le pouvoir au gouvernement», relève-t-il, dans une allusion à peine voilée à ceux de son parti qui réclament un changement du droit pour légiférer sur la sécurité publique et le burkini. Dans la lignée de la partition déroulée depuis sa rentrée à Sablé (Sarthe), le député de Paris poursuit son réquisitoire pour inclure François Hollande dans sa ligne de mire: «On a depuis les deux derniers quinquennats un président de la République que j’appelle “un président de la République de faits divers” qui parle à tort et travers et qui gouverne à la place du gouvernement».

Une manière de gouverner que l’ancien “collaborateur” de Nicolas Sarkozy veut s’assurer de ne plus jamais voir à la tête de l’État. Ainsi, François Fillon propose tout bonnement de supprimer «le premier ministre» pour basculer vers «un régime présidentiel avec un contrôle du Parlement sur le président de la République».

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