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L’offensive des burkinis n’est que le dernier signe en date de l’omniprésence des islamistes. L’affaire du voile a commencé comme ça…

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Par François d’Orcival de l’Institut

Face à de telles provocations, la République doit se défendre, dit Manuel Valls au beau milieu de l’été. De quelles provocations parle-t-il ? De la conquête des plages par les islamistes radicaux. Le dernier en date des signes de leur omniprésence : même sur les plages ! Et ils se servent pour cela d’un mot inventé par des Occidentaux, comme s’il s’agissait de marketing, le “burkini”, manière de banaliser un maillot de bain qui n’est qu’une autre forme de burka et de servitude des femmes. Puisque la burka est interdite par la loi, eh bien, on en fait un burkini. Même but : il s’agit moins de provoquer (ces femmes ne portent pas de tenues indécentes) que de se revendiquer, de s’afficher, de se désigner comme membres d’une communauté qui obéit à sa propre loi, la charia, quelque soit l’espace, la rue ou la plage. Valérie Pécresse l’a très bien vu en s’adressant au premier ministre dans une lettre : « Ce n’est pas une nouvelle gamme de maillots de bain, écrit-elle, mais un projet politique, un projet de contre-société », qui renvoie à des « pratiques communautaires radicales ».

Allons ! N’exagérons rien. Polémique ridicule, vous disent les voix de la soumission. « On ne peut refuser à des femmes d’aller à la plage à cause d’une tenue, même si celle-ci relève d’un néofondamentalisme archaïque », assure Isabelle Adjani (dans le Journal du dimanche du 21 août). Si c’est une provocation, dit-on ailleurs, alors, « ne rentrons pas dans le jeu, cessons d’en parler ». On n’en parle pas, donc ça n’existe pas ! Ne parlons pas des terroristes, le terrorisme s’éteindra ! On plonge la tête dans le sable et le monde s’arrête de tourner, n’est-ce pas… La politique de l’autruche, les Européens, et les Occidentaux en général, en sont d’ailleurs des pratiquants réguliers devant les progrès de l’islamisme, avec les résultats que l’on voit.

N’en parlons pas ? Quelques bandes de jeunes Corses ne se sont pas posé la question, l’autre semaine, quand ils ont réagi sans attendre à l’apparition de burkinis sur une plage de chez eux ; une bagarre a dégénéré et les somnambules se sont soudain réveillés. Une simple affaire de maillot de bain pour femme musulmane pouvait donc “porter atteinte à l’ordre public”… Cela a suffi pour que les juges administratifs justifient les arrêtés d’interdiction du port du burkini signés par plus d’une vingtaine de maires de stations balnéaires, du nord au sud de la France.

Le premier de ces arrêtés a été pris le 28 juillet — ce qui signifie que l’offensive des burkinis a commencé dès le lendemain de l’assassinat du père Jacques Hamel et moins de deux semaines après la tuerie de Nice. Qu’est-ce que cela veut dire ? Ceci : si vous, Français mécréants, ne voulez pas être victimes de la barbarie, alors respectez la susceptibilité des musulmans, acceptez-les tels qu’ils veulent être, avec leurs coutumes et leurs pratiques, leurs tenues vestimentaires et règles alimentaires, oubliez votre satanée laïcité républicaine, méfiez-vous…

L’avocat de la Ligue des droits de l’homme, qui attaque les arrêtés d’interdiction, le dit : « Le burkini n’est qu’un voile. » Effectivement ! L’affaire du voile a commencé comme celle du burkini. Elle a éclaté, en 1989, au collège de Creil, quand trois jeunes filles furent exclues de leur classe pour avoir refusé de retirer leur voile. Alain Finkielkraut fut de ceux qui signèrent, avec Élisabeth Badinter et Régis Debray, un manifeste intitulé Profs, ne capitulons pas ! Aussitôt, raconte Finkielkraut (la Seule Exactitude, Stock), « les critiques pleuvent ; les représentants de toutes les grandes religions expriment leur colère, les associations antiracistes dénoncent la stigmatisation de l’islam… Faire tant d’histoires, employer de si grands mots pour trois foulards, ce n’est pas de la politique, nous dit-on, c’est du rêve éveillé ».

C’était donc il y a vingt-sept ans. Une génération. Il a fallu légiférer, et plutôt deux fois qu’une, pour tenter de faire respecter un minimum de règles dans l’espace public. On a cru tout arrêter par des textes. Mais c’est de l’autorité qu’il fallait, et elle n’a pas suivi — parce que l’État a eu peur de lui-même, peur des mots, du fameux amalgame, de la “stigmatisation”, et de l’“islamophobie”. La conquête s’est poursuivie.

Heureusement, la démocratie prévoit des sanctions. Aux élections. Même Mme Merkel vient de s’en rendre compte (2017 sera aussi une année électorale en Allemagne) : le 19 août, à Berlin, elle a annoncé, avec son ministre de l’Intérieur, qu’elle allait interdire à son tour le port de la burka. Chez nous, la campagne présidentielle va mettre chacun devant ses responsabilités. « La complaisance doit céder la place au courage », dit Nicolas Sarkozy. Le réveil sera rude.

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