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Ce 5 août, six personnes ont été arrêtées sur l’île de Batam par la police indonésienne alors qu’elles préparaient des attentats à Singapour. Toutes sont soupçonnées d’avoir des liens avec Bahrun Naim, un ressortissant indonésien ayant rejoint les rangs de l’État islamique (EI ou Daesh) en Syrie… Et cette affaire n’est pas la première du genre en Asie du Sud-Est.

L’Indonésie, qui compte la population musulmane la plus importante du monde, est un objectif prioritaire pour l’organisation jihadiste. Du moins, c’est ce qu’avait affirmé, George Brandis, alors ministre australien de la Justice.

« Avez-vous entendu l’expression ‘califat éloigné’? L’EI a déclaré son intention d’établir des califats au-delà du Proche-Orient, en fait des califats de province. Il a identifié l’Indonésie comme le site de ses ambitions », avait-il affirmé au quotidien The Australian.

Qui plus est, l’EI engrange les soutiens de groupes jihadistes jusque-là liés à al-Qaïda. C’est ainsi le cas de la Jemmah Islamiyah, une organisation jihadiste indonésienne dont le chef, Bachir Abu Bakar, est parvenu, depuis la prison où il purge une peine de 15 ans, à faire passer une vidéo dans laquelle il fait allégeance à Abu Bakr al-Baghdadi, le calife autoproclamé. En outre, à la mi-2015, environ 500 ressortissants indonésiens avaient rejoints Daesh en Syrie.

Mais l’Indonésie n’est pas le seul pays concerné. La Malaisie a ainsi démantelé plusieurs cellules liées à l’EI au cours de ces derniers mois. Aux Philippines, le groupe terroriste Abu Sayyaf s’est aussi rallié à Daesh. Il a récemment fait parler de lui en enlevant 5 marins d’un remorqueur, au large de l’île de Borneo et en décapitant deux otages australiens. Enfin, le Bangladesh fait face à une vague d’attentats jihadistes contre les intellectuels laïcs et les ressortissants étrangers. Le dernier en date a fait 20 tués dans un restaurant de Dacca, début juillet.

Cette évolution est évidemment inquiétante. Et le chef du commandement militaire américain pour le Pacifique (US Pacific Command), l’amiral Harry Harris, l’a évoquée lors d’une intervention devant la Rebuild Japan Initiative Foundation, le 27 juillet.

« Je parle souvent du rééquilibrage stratégique des États-Unis dans cette région [Asie-Pacifique, ndlr]. Malheureusement, je crois que l’État islamique essaie aussi d’en faire de même. Pour arrêter la propagation cancéreuse de l’EI en Asie, nous ne pouvons pas travailler seul. Nous devons travailler ensemble », a affirmé l’amiral Harris. « Heureusement, le Japon et beaucoup d’autres pays aux vues similaires ont rejoint la coalition anti-EI. Ensemble, nous pouvons éradiquer cette maladie », a-t-il ajouté.

Comme pour l’Europe, il faudra donc surveiller de près les jihadistes de la région qui, partis en Irak et en Syrie, finiront par revenir dans leur pays quand l’EI aura perdu les territoires qu’il contrôle actuellement.
En savoir plus sur http://www.opex360.com/2016/08/05/la-region-asie-pacifique-prochain-front-letat-islamique/#PfOtFUBDULcJU55Z.99

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