1643096746_B977171306Z.1_20151126113648_000_GGT5ME1ND.2-0

La fin de Daesh est en marche. Il est clair que ce groupe ne pourra pas résister longtemps sur ses positions devant la poussée des Irakiens, kurdes et aviation de la coalition. Cela ne veut pas dire que la guerre est terminée. Le groupe continuera à résister par une guérilla organisée et sûrement efficace et à essayer de s’implanter en Libye ou dans le Sahel ou en Tunisie. L’Afrique continuera longtemps à souffrir de Boko Aram.

Cela veut dire que si pour le moment l’ennemi est Daesh ,il ne représente que le vecteur d’une idéologie. Depuis la guerre civile en Algérie, on a assisté ,sous l’influence des frères musulmans, à une recrudescence de cette vision rigoriste et passéiste de l’ Islam qu’est le salafisme.

Notre ennemi c’est bien cette idéologie, le salafisme et par contre coup le Wahhabisme son cousin Saoudien.

On pourrai penser que les chiites sont aussi dangereux, et bien je ne le crois pas. Le chiisme en Iran est leur système de gouvernement,c’est une théocratie qui n’a d’autre ambition que de protéger les autres Chiites en dehors de l’Iran et d’avoir un leadership au moyen Orient en concurrence avec l’Arabie Saoudite.

L’Arabie Saoudite est une monarchie totalitaire,qui s’appuie sur une conception rigoriste de l’islam. Elle ne garde de bonne relations avec l’occident que dans la mesure ou grâce à nos achats de pétrole,nous assurons le bien être de quelques privilégiés ,qui ,il y a un siècle n’étaient que des éleveurs de chèvres. Ils nous méprisent profondément.

Le salafisme,c’est autre chose,c’est une idéologie,

D’après Wikipedia :

« Le salafisme (arabe : السلفية) est un mouvement politico-religieux revendiquant un retour à l’islam des origines, qui serait donc fondé exclusivement sur le Coran et la Sunna, selon la compréhension de Mahomet et de ses compagnons. Le salafisme est donc une doctrine particulière de l’islam, un mode de transmission de la parole du Prophète et un code moral basé sur une approche rigoriste de l’islam.

Les salafistes prétendent dépasser les avis (fatwas) des quatre écoles de droit sunnites (hanafisme, malikisme, shaféisme et hanbalisme) qui considèrent également l’unanimité (ijma’) et l’analogie (qiyas) comme sources de droit. Ils rejettent toute innovation (ou bidʻah), et sont en faveur d’une application stricte de la loi islamique (sharia) qui en découle. Ils affirment constituer la restauration de l’islam des premiers siècles après sa corruption par les innovations blâmables.

Ce n’est pas un mouvement uni et plusieurs branches du salafisme se confrontent sur la manière de mettre en place cette doctrine, de la voie pacifique et pédagogue du « salafisme prédicatif » au mouvements djihadistes et takfiri qui prônent l’utilisation de la violence pour imposer l’islam des origines tel qu’ils l’entendent.

Le Salafisme Djihadiste :

Cette mouvance du salafisme se refuse à limiter l’action religieuse à la prédication et fait du djihad armé le cœur de son activité1. Les salafistes de cette tendance sont ainsi favorables au combat, afin de libérer les pays musulmans de toute occupation étrangère mais également de renverser les régimes des pays musulmans qu’ils jugent impies pour instaurer un État authentiquement islamique. Cette idéologie est représentée principalement par Al-Qaïda et l’État islamique.

Les salafistes djihadistes sont également souvent qualifiés de « takfiri » ou de « kharidjites » par leurs adversaires musulmans, dont les salafistes quiétistes et réformistes. Des termes que les salafistes djihadistes rejettent37,38,39,40,41.

Cette tendance salafiste est née, dans les années 1980, en Afghanistan, à l’occasion de la guerre contre l’occupation soviétique. Durant cette guerre, des salafistes venus d’Arabie saoudite ont rencontré des Frères musulmans. Cela les a conduits à intégrer au discours politique des Frères musulmans la prédication littéraliste traditionnelle des salafistes, centrée sur la piété et la moralité42. Dans le contexte de ce conflit, émerge notamment la figure d’Abdallah Azzam, considéré comme le père fondateur du djihadisme. Le salafisme djihadiste puise ses racines chez des penseurs musulmans radicaux comme Abou Qatada, Abou Moussab al-Souri ou Abu Muhammad al-Maqdisi, il s’étend à l’ensemble du monde musulman et devient le principal courant du djihadisme43.

Pour les salafistes jihadistes, les salafistes traditionalistes, favorables à la seule prédication, en particulier les Cheikhs proches des autorités saoudiennes, comme Ibn Baz et Ibn ‘Uthaymin, sont alors apparus comme des hypocrites, à la solde des États-Unis. D’autre part, ces salafistes critiquent plus encore les Frères musulmans qui sont condamnés en raison de leur foi jugée insuffisamment littéraliste et, pour les plus modérés des Frères, pour leur engagement dans le jeu politique d’États jugés impies et devant être éliminés par la force44.

Cette tendance poursuit donc une stratégie révolutionnaire violente qui vise à renverser les États des pays musulmans pour instaurer un État islamique par la force. Cela les conduit également à entreprendre des actions violentes à l’encontre des pays occidentaux perçus comme les soutiens de ces États, en particulier les États-Unis.

Toutefois, il est à noter que la frontière entre les deux tendances reste ténue selon les spécialistes. En effet, pour Nahida Nakad, auteur de Derrière le voile, il est, pour l’heure, : « Difficile de dire avec certitude si les piétistes sont non violents par conviction profonde ou s’ils attendent le moment propice pour passer au jihad armé45 ».

Il existe néanmoins un salafisme non violent, mais il est clair que cette mouvance ,même si elle existe en France ,n’efface pas le danger du salafisme djihadiste. Pour eux le but est clair ,c’est la conquête du monde, et même si Alcaida, Daesh et boko Aram disparaissaient, nous aurions d’autres groupes armés qui apparaîtraient.

La lutte est équivalente à la lutte que l’occident a mené contre le communisme. Elle doit s’inscrire dans la durée et être totale,car ce n’est pas par la disparition des groupe actuel que nous vaincrons, mais par l’éradication des prédicateurs, des mosquées et des autres lieux on les imams autoproclamés de cette mouvance sévissent.

Cela est d’autant plus difficile car la lutte se passe dans nos pays ,puisque dans les pays musulmans elle semble être contenue.

J’irai jusqu’à dire qu’avec l’échec de Daesh et la résurgence de groupuscules armés ça et la, le salafisme djihadiste est bien implanté en occident plutôt qu’au moyen Orient.

C’est donc à nous et nos gouvernants qu’il appartient d’éradiquer cette menace, afin que des groupes armés ne puissent plus compter sur des appuis extérieurs ni sur une cinquième colonne bien implantés chez nous

Delenda est Daesh

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s