De Jean Aymar De Toucescons

Entendons nous bien, il ne s’agit pas d’apologiser la fraude fiscale ou l’évasion de capitaux.

Notre propos est de portée beaucoup plus générale !

 

On ne parle plus que des « lanceurs d’alerte » depuis que certains employés de maisons de banque ont volés des fichiers pour les remettre au fisc des pays dont les titulaires de comptes sont ressortissants…

Et on ne tarit pas d’éloge sur le « civisme » et la « morale » de ces individus, nouveaux héros sinon martyrs car ils sont évidemment poursuivis…

Loin de les plaindre ou de les louer, il me semblerait logique de commencer par les condamner très lourdement, car ce sont d’abord des traitres et que personne, dans quelque domaine que ce soit n’est aujourd’hui à l’abri de ces « redresseurs de torts » supposés, petits roquets haineux et envieux…

Vous roulez « trop vite », vous employez une baby-sitter au noir,  vous achetez vos cigarettes en Espagne ou en Belgique, vous conservez un animal naturalisé chassé par un de vos grands parents, mais aujourd’hui classé « espèce protégée », vous soutenez que les israéliens sont des colonisateurs, vous refusez l’immigration, vous êtes partisan du F.N., tout est bon !

Il y a partout des cancrelats pour en référer aux multiples officines étatiques ou paraétatiques susceptibles de jeter sur vous l’opprobre et de vous faire condamner…

La France adore ces dénonciateurs haineux !

En d’autres temps, ce fut l’étonnement des services allemands de la Gestapo que de se retrouver journellement en face de sacs postaux entiers de lettres de dénonciations…

Un peu plus tard, les mêmes délateurs seront les premiers responsables de la plus ignoble guerre de représailles, menée en France sans discernement, sur la foi bien souvent de calomnies éhontées: l’épuration…

 

Quelle est la motivation réelle de ces gens-là ?

Vanité de « se faire valoir » ? Rancœur ou envie de choses dont d’autres disposent ou de positions sociales que d’autres ont atteintes ?  Toute la lie intellectuelle et morale s’y retrouve !

Cela me rappelle un film fort célèbre dont le cœur du sujet n’est jamais évoqué : « Le troisième homme » !

Au-delà d’une bande sonore de cithare qui a fait le tour du monde et de la séquence devenue culte de la poursuite dans les égouts de Vienne, bien peu de gens connaissent, ou veulent se souvenir, de la question de fond posée : celle de la confiance et de la trahison.

L’histoire du « troisième homme » est celle d’un ignoble trafiquant qui développe un réseau de vente d’antibiotiques frelatés, aux effets mortifères, dans la Vienne exsangue de l’immédiat après-guerre. Pour développer son très lucratif biseness il va faire appel à un de ses anciens amis à qui il ne cache rien de ses activités. Une scène inoubliable dans la grande roue du Praeter du haut de laquelle montrant la foule agglutinée en bas, telle une colonie de fourmis, le trafiquant lui lance : « Et si tu gagnes mille dollars chaque fois qu’une d’entre elles s’arrête ? »…

Notre héros va alors refuser de s’associer à ce trafic…et dénoncer son ami !

Là est le vrai sujet du film, et non pas l’intrigue policière qui aboutira à la mort du trafiquant !

Peut-on, doit-on dénoncer quelqu’un, gratuitement et sans prendre aucun  risque uniquement  parce qu’il vous a fait confiance ?

Pour moi la réponse est clairement non ! Ce n’est qu’une trahison !

(La seule justification là est que cette activité sordide conduirait à la mort certaine de centaines de gens…)

Les « lanceurs d’alerte fiscaux » ne sont pas des héros !

Ce ne sont pas de ces infiltrés qui vont chercher à se faire embaucher, en prenant des risques parfois inouïs, dans telle ou telle structure où ils savent qu’il se passe des choses anormales qu’ils entendent dénoncer.

Tel est le cas par exemple des infiltrés des sectes, voire des militants de la cause animale.

Tel est évidemment aussi le cas des policiers dits « en infiltration » dans les gangs divers (drogue, prostitution, pédophilie, armes, terrorisme, etc…)

Mais les « lanceurs d’alerte fiscaux » sont surtout des bureaucrates au col blanc bien propre, souvent fort bien rémunérés par les sociétés où ils travaillent, qui abusent de leur position pour trahir la confiance de leur employeur…et pour nuire à leurs clients !

La fameuse histoire des comptes « numérotés » n’a d’ailleurs pas d’autre origine : créer un anonymat dans les transactions protégeant les titulaires des comptes des indiscrétions du petit personnel bancaire !

Nos délateurs sont donc des cadres d’un niveau suffisant pour accéder à ces données confidentielles.

Ils sont entré depuis des années dans les sociétés concernées pour y gagner leur vie, pas du tout par « idéal » : s’ils ne sont pas d’accord avec l’activité qui y est pratiquée, rien ne les force à y rester…

Mais cracher dans la soupe n’est pas moralement défendable, et glorifier la délation n’est absolument pas admissible !

Dans l’armée, cela conduit légitimement au conseil de guerre, à l’inculpation pour haute trahison et…au peloton d’exécution si cela a mis la sécurité du pays en péril…

Là en l’occurrence, c’est l’avenir des sociétés concernées et donc l’emploi et la carrière de leurs collègues qui sont compromis !

Ajoutons à cela, en ce qui concerne plus spécifiquement la France, que la fiscalité y est la plus lourde d’Europe sans pour autant que cela profite au développement du pays où le taux de chômage est le plus élevé des pays développés…

Pratiquer la délation ne s’apparente donc plus à une action morale, mais bien à une intervention politique militante partisane, et c’est d’autant plus condamnable moralement…

 

Que ces délateurs une fois découverts se retrouvent au chômage, personne ne leur faisant plus confiance, n’est que justice ! Qu’ils s’exposent à des représailles est la juste rémunération de leurs actes.

 

Qu’on les glorifie et qu’on les encourage est moralement indéfendable !

 

Sinon demain la France ressemblera à l’Allemagne de l’Est de la pire époque…

Mais c’est sans doute le modèle social et politique pour lequel militent ces tristes personnages !

Le devoir de chacun est donc d’abord de les stigmatiser et de se prémunir contre eux : il en va ainsi de l’avenir de notre société si elle veut rester un monde de liberté et non pas un ghetto idéologique, asservi aux mains de groupuscules haineux et en outre incontrôlables !

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