Dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, le nouveau ministre des Affaires étrangères assure avoir «eu des discussions pendant des semaines» avec le chef de l’État. «Je n’aurais pas accepté un autre poste», jure-t-il.

figarofr: Jean-Marc Ayrault et François Hollande à l'Élysée, le 19 février 2014.© Liewig Christian/ABACA Jean-Marc Ayrault et François Hollande à l’Élysée, le 19 février 2014.

Son bail restera celui des couacs à répétition. Premier ministre de mai 2012 à avril 2014, Jean-Marc Ayrault s’est montré incapable de faire régner une quelconque cohésion gouvernementale entre ses ministres. Et pourtant, François Hollande semble avoir cherché à le faire revenir par tous les moyens lors du dernier remaniement. C’est en effet ce que le nouveau chef de la diplomatie française raconte dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France ce mardi, selon qui les discussons auraient duré «des semaines».

«Il m’a dit: “Il faut que tu reviennes, tu ne peux pas rester sans rien faire”», se souvient-il notamment. «Il a sans doute voulu mettre au Quai d’Orsay quelqu’un qui le rassure après le départ de Laurent Fabius. Quelqu’un qui rassure aussi les partenaires de la France. J’avais cette expérience après avoir dirigé le gouvernement pendant deux ans», estime encore le ministre des Affaires étrangères. «Je n’aurais pas accepté un autre poste. Le Quai est une grande maison», lâche-t-il enfin.

«Je ne suis pas d’accord sur tout»

A priori innocentes, ces confidences ne le sont en réalité pas du tout. Elles constituent d’abord un tacle adressé à Ségolène Royal: maintenue à l’hôtel de Roquelaure, la ministre de l’Écologie a profité de différentes interventions médiatiques pour assurer que le poste lui avait bien été proposé par le chef de l’État. De même, la diplomatie étant un «domaine réservé» du président, il s’agit d’une pique à Manuel Valls, son successeur à Matignon sous l’autorité duquel l’ancien premier ministre ne souhaitait pas travailler.

Reste que Jean-Marc Ayrault n’a pas épargné l’exécutif durant l’année qu’il a passée sur les bancs de l’Assemblée, dans son costume de député de Loire-Atlantique. Favorable à une CSG plus dégressive, fermement opposé à la déchéance de nationalité… Il aura été un véritable caillou dans la chaussure de Hollande et Valls. Une attitude qu’il ne regrette pas: «Je ne suis pas d’accord sur tout. Je reste fidèle à ma méthode, celle du dialogue. Si elle avait davantage été utilisée, on aurait probablement évité beaucoup de problèmes». »LE FIGARO)

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